Deux siècles en quelques lignes

Usine à gaz 1909

Terre d’alluvions au confluent du Rhône et de l’Arve, la presqu’île de la jonction formait le «jardin de Genève», domaine des maraîchers. le nom des rues en témoigne : rue des Jardins, rue des Plantaporrêts (ou planteurs de poireaux), rue de la Puiserande (grande roue à godets pour l’irrigation)…

1844

Implantation de l’usine à gaz de la Coulouvrenière «loin du centre-ville». Première véritable «énergie de réseau», le gaz de ville a d’abord servi à l’éclairage de «toutes les rues, ponts, places et quais de la Ville de Genève».

Deuxième moitié du XIXe siècle

Des usines et les ateliers s’élèvent peu à peu. Ils sont suivis par les bâtiments d’habitation et par l’ouverture de la rue du Stand.

1896

La Ville de Genève reprend l’usine à gaz.

1909

Explosion de l’usine à gaz. Elle sera partiellement reconstruite.

1915

Mise hors service de l’usine à gaz, alors qu’elle atteint une production de 15 000 m3 par jour. Celle de Châtelaine prend le relais.

1915 à 1930 environ

La moitié sud du site est occupée par l’administration de la voirie de la Ville de Genève.

1931

Tout juste créés, les Services industriels de Genève (SIG) s’installent sur le site. La Ville leur cède ses terrains.

Après-guerre

SIG construit des bâtiments administratifs et techniques : ateliers mécaniques, ateliers de lavage, entrepôts, garages…

Milieu des années 90

Partiellement délaissés et devenus «friche urbaine», le terrain et les bâtiments sont investis par les artisans et les artistes : presque 300 au total. Ainsi naît le collectif Artamis.