La mesure du problème
Coupe hydrogéologique avec indices de contamination - Rhône - Boulevard de Saint-Georges.
Origines de la pollution
Durant plus de 160 ans d’activités industrielles, plusieurs polluants se sont accumulés dans le terrain. Lors de la production de gaz de ville, le charbon était stocké à même le sol et déversé dans des fosses non étanches. Une fois distillé dans des fours, le coke était aspergé avec de la vapeur pour un deuxième traitement sur des aires non protégées puis refroidissait dans des halles. Les forges pour les canalisations en fonte et en plomb et les locaux de traitement du gaz n’étaient pas équipés pour permettre d’isoler ou de traiter suffisamment les polluants.
Expertise
Des investigations successives ont été conduites sur l’ensemble du site et au-delà (rue des Gazomètres et quai du Rhône). Les tranchées d’exploration, les carottages du sous-sol, les prélèvements dans la nappe phréatique et les analyses ont permis de localiser les foyers de pollution, leur profondeur, leur nature, leur concentration et leur diffusion. Parmi les polluants : hydrocarbures, goudrons, cyanures, métaux lourds…
Décision d’assainir
Dans ce contexte, le service cantonal de géologie (aujourd’hui le service de géologie, sols et déchets) a demandé l’établissement d’un projet d’assainissement. Sur cette base, les trois entités concernées par l’assainissement du site, à savoir SIG, la Ville de Genève et l’Etat de Genève ont lancé une procédure d’appel d’offres pour des travaux permettant l’assainissement du site contaminé.



